Si les Cyclades sont un régal pour les yeux avec leur architecture si particulière, ces îles grecques, qui baignent dans la mer Égée, savent également flatter nos papilles. Pour s’en convaincre, mettons les voiles vers ces belles insulaires et partons pour une excursion gustative ! Au programme : trois arrêts qui mettent l’eau à la bouche.

Mise en bouche à Sifnos

Située au sud-ouest de l’archipel, à quelques encablures de Milos, l’île de Sifnos est réputée pour son authenticité. Ici, dans les ruelles des villages, comme celui d’Apollonia, chaque dimanche midi, il est une tradition que les habitants ne manqueraient sous aucun prétexte : la « revithada ». Cette soupe de pois chiches et d’herbes fraîches est cuisinée avec de l’eau de pluie dans un pot en argile artisanal appelé « skepastaria ». Placée dans un four à bois, la préparation mijote toute la nuit avant d’être servie, le lendemain, à la sortie de la messe avec du pain et des olives bien sûr ! Un plat incontournable qui met à l’honneur les produits du terroir.

Plat de résistance à Amorgos

Île la plus orientale des Cyclades, Amorgos, qui a servi de décor au Grand Bleu de Luc Besson, laisse, notamment, parler ses talents culinaires lors des festivals religieux. Ces célébrations appelées « panigiria » sont l’occasion pour les habitants de se retrouver autour du fameux patatao. Cuisiné en très grande quantité dans un chaudron en fonte placé sur un feu ouvert, ce mets se compose de pommes de terre et de viande de chevreau. Le tout, agrémenté de tomates, d'oignons et de différentes épices. Un mélange qu’il convient de cuire très lentement afin qu’il s'imprègne de tous les parfums. Une fois prêt, tous les habitants de l’île se retrouvent autour de la marmite et dégustent leur portion. Une spécialité aussi conviviale que délicieuse.

Douceur sucrée à Tinos

Sise au coeur de l’archipel, l’île de Tinos conclut notre échappée gastronomique avec un savoureux dessert : le « galaktoboureko ». Derrière ce mot que nous ne vous demanderont pas d’épeler ni même de prononcer se cache un feuilleté à base de pâte filo et de semoule. Garni d’une sorte de crème pâtissière au citron et saupoudré de cannelle, épice orientale introduite par Alexandre le Grand lors de ses conquêtes au IVe siècle avant Jésus-Christ, ce gâteau se déguste dans tous les cafés de l’île.