Lové entre la montagne de Lure, au nord, et le massif du Luberon, au sud, le pays de Forcalquier prend place au coeur d’une Provence changeante. Vertes prairies et tapis d’herbes aromatiques tutoient, ici, collines abruptes et déserts de rocaille. Une terre aussi singulière que sensorielle dont on prend la mesure au fil des sentiers.

Les Mourres : sur les traces des champignons de pierre

Quel fascinant spectacle que celui proposé par les rochers des Mourres. Á seulement deux kilomètres au nord de Forcalquier, la cité des quatre reines, cet ensemble de formations calcaires brosse un paysage lunaire. Imaginez un champ désertique où rien ne pousse hormis ces immenses champignons rocheux et quelques végétaux résistants. C’est ce que les Mourres vous réservent pour des balades au coeur d’un héritage géologique, vieux de 25 millions d’années.

La montagne de Lure : à la conquête du sentier des planètes

Culminant à 1 826 mètres de hauteur, la montagne de Lure est depuis longtemps un site privilégié pour observer la voûte céleste. Depuis l’été 2017, cette dernière accueille désormais un itinéraire de 5,5 kilomètres dédié à notre système solaire. Des bornes en bois, au centre desquelles se logent des répliques miniatures des planètes ainsi qu’un encart explicatif, miment la place de chaque astre au sein de la galaxie, respectant une échelle d’1 : 827 millions. De Mercure en passant par Jupiter et Neptune, tête dans les étoiles garantie !

Le plateau du Contadour : sur les pas de Jean Giono

Indissociable de l’oeuvre et de la vie de Jean Giono, le plateau du Contadour affiche, aujourd'hui encore, cette beauté sauvage, rocailleuse et solitaire qui a charmé l’écrivain. Situé non loin de Banon et de ses champs de lavande, cette terre désertique, où seuls quelques bergers et leurs troupeaux s’aventurent, procure les mêmes sensations que celles ressenties par l’auteur du Hussard sur le toit. Et ce, même si, avec l’amenuisement des activités pastorales, la végétation a repris ses droits. Il reste éternellement « ce doux sorcier (...) parcouru par de grands suaires de poussière ».