Financés par l’agence française pour la biodiversité qui fournit également les moyens humains, les parcs naturels marins de France ont pour objectif la connaissance du patrimoine marin, la protection des écosystèmes ainsi que la promotion du développement durable des activités liées à la mer. Le périmètre concerné peut couvrir jusqu’à 200 milles nautiques, de la côte vers le large, soit plus ou moins la distance séparant Marseille des calanques de Piana, joyau naturel situé au nord d’Ajaccio.

Iroise, là où tout a commencé

C’est en septembre 2007 qu’est créé le premier parc naturel marin, à Iroise. Cette zone protégée de 3 500 kilomètres carrés au large des côtes bretonnes, entre les îles de Sein et Ouessant, concentre une grande diversité de paysages. Ainsi, les enjeux du conseil de gestion y sont-ils nombreux et concernent notamment la protection et la connaissance des populations et écosystèmes marins mais aussi la réduction des pollutions ou encore la maîtrise des activités et exploitations des ressources du parc. Les acteurs locaux engagés ont par ailleurs pour responsabilité de veiller à ce que le tourisme de masse ne dénature pas le site et ne mette pas en péril ses multiples richesses naturelles.

Opérationnel dès 2010, ce premier parc naturel marin a ouvert la voie à de nouveaux sites protégés, sélectionnés en divers points de l’Hexagone et au-delà. Cette même année, celui de Mayotte est ainsi devenu le premier parc naturel marin d’outre-mer, suivi en 2011 par celui du golfe du Lyon, le premier en Méditerranée. Mais si chaque parc dispose de ses objectifs propres, élaborés dans le respect des trois tendances fondamentales, sur chacune de ces aires protégées de nombreuses actions sont organisées, visant notamment à informer les populations et à préserver les sites.

Ces dernières années, six nouveaux parcs sont venus grossir les rangs de ces outils protégés de gestion des milieux marins : le parc des Glorieuses, situé à l’entrée du canal du Mozambique dans l’océan Indien, suivi de ceux des estuaires picards et de la mer d’Opale, du bassin d’Arcachon, de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis et de celui du Cap Corse et de l’Agriate. Après trois années de concertation, le parc naturel marin de Martinique a enfin vu le jour en mai 2017. D’une superficie de 48 900 kilomètres carrés, le parc de la somptueuse île aux fleurs intègre la totalité des habitats marins martiniquais et se hisse à la deuxième place des plus grands parcs naturels marins de France, juste derrière celui de Mayotte.

Vers un dixième parc ?

Actuellement à l’étude, un nouveau parc naturel marin pourrait voir le jour dans le golfe normand breton. Les concertations devront déterminer la pertinence de l’usage d’un tel outil dans le but de préserver ce patrimoine marin remarquable.