Porte d’entrée sur la Camargue, Arles s’imprègne d’une douceur de vivre toute méditerranéenne. Mais c’est sans doute, son supplément d’âme qui a définitivement conquis les artistes, à l’image de Van Gogh et Picasso. Et pour cause, cette dernière a traversé les siècles sans jamais perdre sa splendeur, insufflée par un certain Jules César. Une ville aussi inspirante que captivante.

Le charme de la Provence

Avec ses ruelles piétonnes bordées de demeures patinées par les embrassades du soleil, ses balcons fleuris, ses volets colorés et ses toits plats en tuiles rouges, Arles a tout d’une carte postale provençale au coeur de laquelle on se perd volontiers. Et plus particulièrement le quartier de la Roquette, l’un des plus pittoresques de la ville. Ici, un seul mot d’ordre : prendre le temps. Celui de déambuler, d’emprunter au hasard un escalier en pierre, de s’alanguir à la terrasse d’un café ou au bord d’une fontaine pour écouter le clapotis de l’eau. Et parce que la Provence c’est aussi un terroir d’exception, direction le marché de la ville, qui prend place du boulevard des Lices au boulevard Clemenceau. Sur les étals, huile d’olive, miel de lavande, fruits et légumes savoureux, herbes aromatiques… Une farandole de saveurs et de senteurs régionales.

La plus romaine des villes françaises

Oppidum (ville fortifiée) celto-ligure, en 500 avant Jésus-Christ, la Provençale passe sous domination romaine en 46 avant Jésus-Christ. Sous l’impulsion de l’empereur Jules César, qui la baptise Arelate, celle-ci devient une importante cité, accueillant pas moins de 50 000 habitants. Et ce, grâce à sa place stratégique sur le Rhône, qui lui permet de s’imposer comme un carrefour commercial. Forte de son rayonnement, la ville s’enorgueillit de somptueux édifices qui lui valent le surnom de « petite Rome des Gaules » et font, aujourd’hui encore, toute sa fierté. Á commencer par ses arènes en amphithéâtre, qui s’inspirent du célèbre Colisée. Construites au Ier siècle, elles comptent, à l’époque, parmi les plus grandes au monde avec une capacité de 20 000 personnes. Restaurées au début des années 2000, celles-ci vous renvoient au temps des gladiateurs. Une épopée qui se poursuit au choix, dans le théâtre antique, les thermes de Constantin ou encore dans les allées de l’Alyscamps (une nécropole). Au total, la ville compte pas moins de 2 000 monuments classés, toutes époques confondues. Dont sept au patrimoine mondial de l’Unesco. Sans compter les vestiges archéologiques et oeuvres d’art conservés au musée de l’Arles antique. Que l’Histoire commence !