Si certains champignons poussent toute l’année, c’est bien à partir du mois de septembre que leur cueillette bat son plein. Et pour cause, avec une pluviométrie en hausse et des températures modérées, toutes les conditions sont réunies à leur prolifération. Mais l’on ne s’aventure pas dans les bois sans prendre quelques précautions. D’autant que chaque champignon possède un cousin toxique qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Petit précis de mycologie.

Les champignons stars de l’automne

Cèpes, bolets, pleurotes, girolles, pieds-de-mouton, agarics des bois, chanterelles… Autant de champignons d’automne, comme on les appelle, qui envahissent forêts et sous-bois dès le début du mois de septembre. Mais tous ne poussent pas au même endroits. Le cèpe, par exemple, se rencontre au pied des chênes, des charmes et des hêtres car il vit en symbiose avec ces arbres. C’est que l’on appelle un champignon mycorhizien. Mieux vaut donc regarder en l’air pour le trouver ! D’autres, comme le faux-mousseron et la coulemelle, préfèrent, eux, les prés et autres endroits herbeux. La truffe, surnommée l’or noir, se cache, elle sous terre.

Les bonnes pratiques de la cueillette

Parce qu’on ne s’improvise pas cueilleur de champignons, voici les quelques conseils à mettre en pratique lors de votre prochaine virée en forêt.

Se renseigner sur la législation en vigueur

Eh oui, le ramassage des champignons est régi par une réglementation nationale qui tolère une cueillette dite familiale. En ce sens, vous pouvez en récolter jusqu’à 5 kilos. Au-delà, vous vous exposez à une amende. Mais attention, dans certains départements, cette pratique est soumise à des arrêtés préfectoraux qui impliquent d’autres restrictions.

Ramasser les champignons à l’aide d’un couteau

Exit l’arrachage des champignons à la volée. Cette technique endommage en effet le mycélium souterrain. Ces sortes de racines filandreuses sécrètent des enzymes qui favorisent la décomposition de la matière organique et donc la régénération des sols. Mais ce n’est pas tout, elles absorbent également des nutriments nécessaires à la croissance des fructifications. Autant de raisons de sortir son couteau.

Ne pas oublier le pied

Il est recommandé de cueillir le champignon de la tête au pied car c’est son pédoncule qui permettra à un spécialiste, appelé mycologue, de l’identifier. Si vous avez des doutes ou que vous êtes novices, sachez que ces docteurs ès champignons sont présents dans toute la France.

Privilégier le panier au sac plastique

Constitués à 95 % d’eau, les champignons sont d’une très grande fragilité. Pas question donc de les entasser dans un sac plastique. D’autant que dans ce milieu privé d’aération, ils risqueraient de moisir. Place au bon vieux panier en osier, dans lequel on les dispose en prenant soin de les espacer suffisamment.