Longtemps ignorée, Chypre gagne peu à peu ses lettres de noblesse au rang des destinations bijoux de la Méditerranée. Sites historiques classés, plages sublimes et sommets majestueux, nul besoin de chercher bien loin pour comprendre pourquoi la mythologie a choisi cette île et la divine Paphos particulièrement, pour en faire le berceau de la déesse de l’amour.

Paphos, ville-musée à la gloire d’Aphrodite…

C’est à Petra tou Romiou, l’un des plus beaux endroits de la côte chypriote situé à quelques encablures de Paphos, que la déesse serait sortie d’un bouillon d’écume pour naître sur la plage et ne plus jamais quitter l’île. Ou plutôt, pour y revenir inlassablement afin de s’y reposer après ses innombrables conquêtes, de terres et de cœurs. Aujourd’hui encore, les trois rochers qui forment Petra tou Romiou semblent enveloppés d’une magnifique aura mystique, propice aux rendez-vous amoureux au coucher du soleil. On raconte même que ceux qui se baignent dans ces eaux divines à minuit, les soirs de pleine lune, seraient assurés de vivre un amour éternel

Mais outre cette plage, à Paphos, la déesse de l’amour est présente partout. Dans les mosaïques de la maison de Dionysos, dans les ruines de son sanctuaire de Palea Paphos, ou encore aux bains d’Aphrodite, un charmant petit étang dissimulé dans une grotte naturelle, à l’ombre des figuiers. C’est là que l’humain Adonis, surprenant la déesse alors qu’elle s’y baignait nue, en serait tombé éperdument amoureux.

Point d’orgue de la bien (sur)nommée île de l’amour

Car à Chypre, chaque paysage est une invitation à l’émerveillement. Des monts Troodhos dominés par les 1 951 mètres du mont Olympe aux collines et plaines côtières, l’île abrite de nombreux sentiers qui font le bonheur des randonneurs et amoureux de la nature. Dans les villages, les arômes d’agrumes, de rose et de bergamote accueillent le voyageur et l’emportent dans une exploration aussi culturelle que gastronomique, à la croisée des traditions culinaires grecques et orientales.

Et si Chypre est une île définitivement paradisiaque, elle en est d’autant plus convoitée. Il est ainsi difficile d’évoquer l’opulence de ses richesses sans mentionner sa tristement célèbre ligne verte qui partage, depuis 1974 et l’invasion turque, l’île et sa capitale Nicosie en deux zones distinctes. La partie sud constitue la République de Chypre, la seule ayant une existence officielle et dont le gouvernement est internationalement reconnu. La partie nord, quant à elle, est contrôlée par la Turquie, par ailleurs seule autorité à la reconnaître en tant que République turque de Chypre Nord.