Bien que montagneuses, les Alpilles bénéficient d’un climat méditerranéen caractérisé par des étés chauds et secs qui alternent avec des saisons intermédiaires douces et humides. Le printemps y est d’ailleurs le plus précoce de toute la Provence. Autant de conditions météorologiques favorables à l’épanouissement des oliviers, dont les feuilles vert argenté tapissent les moindres recoins de la région depuis les sommets calcaires, jusque dans les plaines et les villages. Omniprésents, ces arbres à la silhouette noueuse ont défini, au fil des siècles, l’identité visuelle et culturelle de la région. Et pour cause, dans les Alpilles, la culture d’oliviers est une tradition ancestrale, qui a modelé les paysages, traçant d’interminables oliveraies. Un décor typique qui accueille aujourd’hui nos pérégrinations.

La vallée des Baux-de-Provence, un champ d’oliviers à ciel ouvert

C’est dans la vallée des Baux-de-Provence que se concentre la plus forte densité d’oliviers de toute la Provence. Sur ces 6 300 hectares, regroupant 16 communes, pas moins de 580 000 arbres sont en effet cultivés. Une densité végétale qui permet à cette zone géographique de produire près de 450 tonnes d’huile d’olive chaque année. Soit 70 % de la production des Bouches-du-Rhône (13) et 15 % de la production nationale. De nombreux moulins, destinés à extraire le précieux nectare des fruits, jalonnent ainsi la région. Á l’image du moulin de Castelas, situé dans le village des Baux-de-Provence. Protégé par une Appellation d’Origine Contrôlé (AOC) depuis 1997, cet or jaune local rempli un cahier des charges très strict, gage de sa qualité. Les gourmets au palais affûté apprécient ainsi les deux fruités typiques de l’huile d’olive de la vallée des Baux-de-Provence. Le vert avec ses notes végétales d’artichaut et le noir avec ses arômes de truffe et de cacao.

Mouriès, capitale française de l’huile d’olive

Situé au sud des Alpilles, Mouriès baigne littéralement dans l’huile d’olive. Et pour cause, avec ses 80 000 pieds d'oliviers, il est le premier village oléicole de France. En témoignent ses trois moulins toujours en activité. Ici, l’olive se consomme sous toutes ses formes : crue, en tapenade ou encore cassée (le fruit est écrasé pour le débarrasser de l'amertume et servi avec une préparation à base de fenouil). Et bien sûr en huile ! Un fruit que la commune ne manque pas d’honorer lors de célébrations traditionnelles, comme la fête de l’olive verte, le troisième week-end de septembre, ou la fête de l’huile d’olive nouvelle, le 1er week-end de décembre.