Avec 10% des déplacements urbains effectués à vélo, La Rochelle se hisse au deuxième rang des villes françaises où il fait bon rouler doux, juste derrière Strasbourg, et sa pittoresque Petite France. Une empreinte verte qui touche aussi les déplacements piétons (plus d’un tiers) et le parc automobile de la ville, constitué au trois quarts en 2012, de véhicules électriques ou à faible impact environnementaux. La Rochelle n’a en effet pas attendu les premières concertations internationales pour se tourner vers le transport durable et est à l’initiative de nombreuses innovations en la matière.

Où le vélo est roi

Tout comme Paris, qui roule pour la mobilité durable, La Rochelle a prévu d’augmenter significativement son volume de pistes cyclables et prévoit de passer de 260 actuellement à 350 kilomètres en 2030. Mais entre le vélo et la préfecture de Charente-Maritime, l’histoire d’amour ne date pas d’hier. La Rochelle proposant des bicyclettes en location depuis 1976. Aujourd’hui, elles sont près de 600, mises à disposition des riverains et touristes, dont la moitié dans les 50 stations de libre-services de la ville. Résultats : entre 15 et 20% des déplacements en centre-ville se font à vélo, contre 7% dans l’agglomération.

Et les autres modes de transports doux favorisés

Sites emblématiques de la ville côtière, le Vieux-Port de La Rochelle et le port des Minimes sont reliés par deux bateaux fonctionnant à l’énergie solaire depuis 2009. Des tests de motorisation à l’hydrogène y sont par ailleurs en cours, les premiers à être effectués sur des bus des mers. Et côté bus, justement, la ville a stoppé depuis 2014 ses achats de véhicules diesel pour se doter, fin 2017, du premier bus 100% électrique mais aussi silencieux, sans émission de gaz à effet de serre et non-polluant. Fin 2018, une nouvelle commande de 7 à 8 véhicules similaires devraient venir grossir la flotte de ces transports en commun écolos.

Et pour créer une harmonie entre toutes ces initiatives vertes, les Rochelais disposent également d’une application unique de transports en commun publics et privés ainsi que d’une carte de transport incluant les bus, bateaux, vélos, véhicules électriques en libre service, les accès aux parcs-relais permettant de rejoindre le centre-ville en navettes électriques ainsi que l’accès à une plateforme de covoiturage.

Pionnière en série

Engagée sur la voie du transport durable depuis des années, La Rochelle a été la première à instaurer un secteur piétonnier, en 1970, à proposer des vélos en location ou encore à mettre en place un système d’autopartage de voitures électriques, en 1999. C’est ici aussi que le 9 septembre 1997 a été organisée en France la première journée sans voiture, un événement que l’on retrouve aujourd’hui à Paris notamment.