Le 2 juin 2017, la Commission européenne a reconnu dans la capitale de la Norvège, modèle écologique par excellence, son nouvel ambassadeur du développement durable sur le continent. Une distinction pas si anecdotique, quand on sait que chaque année, de nombreuses villes de plus de 100 000 habitants concourent pour obtenir le précieux sésame. Oslo a ainsi su convaincre le jury qui se base sur douze critères dont la lutte contre le changement climatique planétaire, les transports, les espaces verts urbains mais aussi le traitement des eaux usées, l’éco-innovation et l’emploi durable, la gestion de l’environnement par les pouvoirs locaux ou encore la performance énergétique. Première ville de Norvège a avoir été primée, alors que ses homologues suédois et danois l’ont été respectivement en 2010 et 2014, la capitale s’est imposée notamment face à Lisbonne, phare portugais aux sept collines, la Belge Gand ou encore l’Estonienne Tallinn.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre

« Nous nous sommes engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2020 et de 95% d’ici 2030, à condition d’obtenir un système de capture du carbone pour notre usine d’incinération », a déclaré Lan Marie Nguyen Berg, maire adjointe à l’environnement et aux transports de la ville. Une initiative qui s’aligne notamment sur l’accord de Paris ainsi que sur l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5°C et qui se matérialise par des décisions concrètes. Á Oslo, 30% des véhicules neufs vendus sont électriques, faisant de la Norvégienne la capitale mondiale de la voiture électrique. Par ailleurs, 90% des habitants de la cité disposent d’un service de transport public fréquent à moins de 300 mètres de chez eux, et 98% vivent à moins de 300 mètres d’un espace vert.

Mais si ces initiatives sont censées assurer aux habitants un air plus respirable et une meilleure qualité de vie, la capitale verte de l’Europe 2019 n’a pas encore réglé tous ses problèmes de pollution. L’hiver, la population est régulièrement appelée à rester confinée à l’intérieur en raison de la qualité exécrable de l’air. Une problématique qui n’a pas encore trouvé sa solution miracle bien que la municipalité tente d’enrayer le phénomène, notamment à coup d’augmentations des prix du péage. La ville mise également sur les modes de déplacement doux comme le vélo pour désengorger ses axes de liaison. Une solution adoptée par un grand nombre de cités nordiques dont Copenhague, dotée de plus de 400 kilomètres de pistes cyclables.