Forcalquier, c’est un pays méridional. De nombreuses richesses et activités s’offrent aux alentours, sur un décor familier de vieilles pierres, de ciel bleu et des typiques champs de lavande provençaux. Bâti à flanc de colline, le village est dominé par la chapelle Notre-Dame-de-Provence, qui occupe la place d’une ancienne citadelle, le château des comtes de Forcalquier.

Le royaume champignon

Capitale du comté, le village est célèbre pour ses quatre reines, à l’origine de son surnom. Au 13ème siècle, le Comte Raymond Bérenger eut quatre filles de sa femme Béatrice de Savoie : Marguerite, Éléonore, Sancie et Béatrix. Elles valurent son autre surnom à Forcalquier, que l’on nommait déjà « cité comtale ».

Le massif de Lubéron en toile de fond, à quelques kilomètres au nord de la commune se trouve le plateau des « Mourres », mot provençal pour « museau ». Son insolite végétation de sédiments fossilisés ravit les amateurs de randonnées originales, et témoigne d’un lac préhistorique depuis longtemps disparu. Incroyable mais vrai, les énormes champignons de pierre qui l’agrémentent çà et là ont été formés par la calcification répétée des algues, et constituaient le fond de cette étendue d’eau il y a plus de 25 millions d’années.

Les marchés de Provence

À Forcalquier même, les senteurs et les saveurs de Provence sont à l’honneur. Elles ont même leur musée, et leur université, dans les murs de l’ancien couvent des frères Cordelier, datant du Moyen Âge, où l’on peut apprendre, en s’amusant, à assembler un parfum lors d’un atelier tout public.

Le lundi, les rues de Forcalquier s’animent au gré de son marché provençal matinal, l’un des plus connus de la région, et l’un des plus emblématiques en son genre. Des quatre coins de l’Europe, les visiteurs se pressent pour flâner entre les nombreux étals, surtout en période estivale.

Bien achalandé en produits du terroir, il n’est dépassé dans ce domaine que par le marché « paysan » qui se tient le jeudi en fin d’après-midi. Ici, point de revente, les producteurs locaux, amis pour la plupart, présentent directement leurs produits, comme la farine intégrale de petit épeautre, spécialité du pays, ou la célèbre « brindille », saucisse de la commune Banon, qui a donné son nom à la tomme fraîche délicatement enveloppée dans une feuille de châtaignier. De quoi reprendre des forces entre deux marches dans le Luberon.