Ma robe orange, tachetée de rouge, cache une chair tendre et délicieusement parfumée. Je suis… Je suis… L’abricot rouge du Roussillon bien sûr. Une bouchée fruitée qui fait toute la fierté de la région.

Introduit par les Arabes au Xe siècle, je suis cultivé par les habitants du Roussillon à partir du XIXe siècle. De petit calibre, je suis d’abord boudé par les consommateurs qui préfèrent mon cousin l’abricot orangered. Pourtant, sûr de mes qualités, je ne démérite pas. En 2015, j’obtiens ainsi l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) suivie, un an plus tard, de l’Appellation d’Origine Protégée (AOP). Regroupés en 4 variétés, l'Helena Royal du Roussillon, le Royal Roussillon, la Gâterie et le Rouge du Roussillon, mes cousins abricots et moi ne peuvent être cultivés que dans 100 communes des Pyrénées-Orientales (66). Celles-ci s’échelonnent en bordure de Méditerranée jusqu’au massif du Canigou. Récolté manuellement à maturité de la mi-juin à la mi-août, j’égaye les étals des marchés français de mes couleurs vitaminées. Qu’est-ce que vous attendez ? « Mangez-moi ! Mangez-moi ! Mangez-moi ! »