Depuis 2007, le dernier samedi du mois de mars, la planète se retrouve plongée dans l’obscurité pendant une heure. De la Tour Eiffel en passant par l’acropole d’Athènes, l’opéra de Sydney et les pyramides d’Égypte, les plus célèbres édifices se prêtent au jeu si bien que l’Earth Hour est, à ce jour, la plus grande mobilisation citoyenne en faveur de la planète. L’édition 2017 a ainsi mobilisé 7 000 villes, à travers 187 pays, et des millions de participants.

L’obscurité pour éveiller la prise de conscience

Nos modes de vie réclament une consommation d’énergie toujours plus importante : ordinateurs, téléviseurs, box internet, lampes, machines à laver, sèche-linges… Autant d’appareils dont le fonctionnement nécessite de l’électricité et contribue donc à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. C’est face à ce constat que l’Earth Hour a vu le jour. Si vous pensez que ce n’est pas en éteignant votre lumière que cela va changer la donne, voyez plus grand et imaginez à l’échelle de la planète. Ce sont des milliers de tonnes de CO2 qui sont économisées. D’autant que les villes appuient elles aussi sur l'interrupteur. Quand on sait que l'éclairage public génère, à lui seul, 1 150 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, ces 60 minutes d’obscurité sont une véritable bouffée d’air frais pour la planète.

Une action citoyenne d’une heure par an, et après ?

Vous l’aurez compris, le but de cette coupure d’électricité annuelle n’est pas d’inciter un retour en arrière en se privant de toute modernité mais bien de nous prouver, ainsi qu’aux membres du pouvoir, que nous pouvons réduire notre consommation énergétique au quotidien via de petits gestes simples. Éteindre la lumière en quittant une pièce, débrancher les appareils électriques pour ne pas les laisser en veille ou encore souscrire à une offre d’électricité verte, voilà de petites habitudes, qui, mises bout à bout, contribuent à la réduction des émissions de CO2 et donc à la pérennité de la planète et de la biodiversité. Car la lutte contre le réchauffement climatique est, avant tout, l’affaire de tous. Institutions gouvernementales, entreprises privées et publiques, associations mais aussi particuliers : à nous d’unir nos forces pour que la Terre rayonne de plus belle.