À l’aune des estimations pour préserver la planète du réchauffement climatique, tous les regards sont tournés vers Paris. En effet, la capitale française accueillera en décembre prochain la COP de tous les espoirs et de toutes les décisions : la COP 21 pour le climat, l’une des plus importantes conférences internationales réunissant 196 pays engagés pour la plus grande cause environnementale. La Norvège, acteur écologique incontournable, n’a pas attendu de voir la situation devenir urgente pour agir. Comment ce constat se traduit-il au quotidien, pour les habitants et pour les voyageurs ?

Un urbanisme en harmonie avec les paysages

Dans le pays qui donna, en 1987, la définition du développement durable à toute la planète, on peut effectivement s’attendre à un aménagement du territoire placé sous le signe de l’innovation et d’une logique dictée par le relief naturel. Oslo s’inscrit dans ce raisonnement et devient ainsi la vitrine écologique du pays. Surgie du fjord éponyme, la capitale puise son identité verte dans ses ressources de proximité. C’est à pas de velours que l’urbanisme s’élève dans la capitale norvégienne comme en témoigne récemment le quartier Vulkan dont les constructions sont soumises aux normes environnementales. L’ensemble d’infrastructures a été bâti dans le souci d’intégrer un mix énergétique responsable dans le quotidien de ses habitants. Le secret de la réussite de Vulkan inauguré en 2013 tient en quelques mots : la création d’un écosystème propre au quartier qui facilite la gestion et les économies d’énergies. Les bâtiments sont équipés de capteurs solaires, une centrale énergétique locale approvisionne les immeubles des alentours et la diversité des activités professionnelles à proximité des habitations favorise la vie économique et sociale du quartier. En somme, Vulkan est une traduction urbaine des trois piliers fondateurs du développement durable à savoir l’économie, le social et l’écologie.

Une destination propice au voyage durable et responsable

La Norvège est sans doute l’une des destinations les plus revigorantes : paradis de l’agriculture biologique, temple de la piste cyclable même si le Danemark a une longueur d’avance avec ses 400 km réservés aux vélos, paysages naturels préservés, le pays accumule les points positifs en matière d’environnement et distribue le label « Destination durable » aux villes qui remplissent les critères de préservation du territoire. Ainsi les infrastructures hôtelières et touristiques se bousculent pour obtenir ce label et coller aux principes nationaux du développement durable. À ce jour, quatre destinations ont été référencées : Røros situé à l’est du pays, le long de la frontière suédoise, Lærdal, proche du Sognefjord, est une ville réputée pour son activité agricole soucieuse de l’environnement et pour la préservation de son patrimoine culturel. Les îles Vega, situées dans la région des fjords à l’ouest du pays, sont inscrites au patrimoine de l’Unesco et Trysil à l’est célèbre, par ses activités en plein air, la souveraineté de la nature restée à l’état sauvage. Si elle se garde bien de donner des leçons, la Norvège s’impose comme modèle de référence dans la gestion de son environnement. De l’exemple norvégien, nous gardons tout sauf les prix prohibitifs pratiqués notamment dans la capitale : un dernier effort à faire avant de décrocher le Prix Nobel du pays le plus agréable à vivre.