C’est au cœur d’une des plus belles régions viticoles de France que Bordeaux s’épanouit au fil des siècles et séduit visiteurs français et étrangers. Réputée pour sa merveilleuse cité du vin, la ville portuaire l’est tout autant pour le charme de ses ruelles pavées et façades pittoresques.

Du port à la place, de la place au quartier

Tout séjour à Bordeaux qui se respecte se doit de commencer par une longue balade sur les quais. Une déambulation rêveuse, presque magique, entretenue par le miroir d’eau dans lequel se reflète toute la magnificence de place de la Bourse. Derrière ce monument du XVIIIe siècle devenu emblème de la ville, se cache le quartier Saint-Pierre, cœur historique de la cité girondine. C’est sur la place du même nom, où se situait autrefois l’entrée du port intérieur, que les navires de marchandises venaient trouver refuge avant de repartir voguer sur les eaux. Une fois le port renfloué, une première église y fut érigée autour de laquelle la vie commença à s’organiser, sur la terre ferme. De cette histoire marine, le quartier a conservé un nom, celui du saint patron des marins-pêcheurs et une vocation à attirer les voyageurs du monde entier.

Poussez la porte Cailhau

Dans ce quartier aux mille merveilles patrimoniales, la porte Cailhau tient lieu d’incontournable. Édifiés en 1494, les 35 mètres de hauteur du monument commémorent la Victoire de Charles VIII lors de la bataille italienne de Fornoue et offrent un panorama unique sur le pont de pierre. Sa vocation première était défensive et l’on peut encore apercevoir sur ses flancs les stigmates laissés par les remparts de la ville. L’origine de son nom reste un mystère même si deux théories semblent se démarquer. La première soutient que « Cailhau » viendrait de la déformation du mot « caillou », utilisé pour lester les bateaux. La seconde prétend que le nom de la porte serait lié au patronyme d’une famille bourgeoise vivant dans le quartier à l’époque de son édification.

Pas si snob

Face à sa voisine rose, la trépidante Toulouse et son Capitole, Bordeaux fait souvent office de rivale vaniteuse. C’est mal connaître le centre historique et ses ruelles parsemées de brocanteurs, bistrots et autres commerces locaux. Un lieu de vie idéal pour se rassasier et sentir battre le cœur de la ville après en avoir admiré l’exceptionnelle place du Parlement et la basilique Saint-Michel classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ou avoir suivi scrupuleusement le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle balisé par des sceaux placés au sol représentant les symboles jacquaires et bordelais et guidant le pèlerin à travers la « cité des merveilles ».