Alanguie à l’extrême sud-est de l’archipel des Cyclades, à quelques encablures de la douce Naoussa, l’île de Milos se prélasse dans la mer d’Égée. Plus confidentielle que sa voisine Santorin, celle-ci cultive le secret de son existence. Une île authentique qui se dévoile aujourd’hui pour vous. Tendez l’oreille, ouvrez grand les yeux, et appréciez le spectacle qu’elle vous réserve.

Des paysages insulaires à couper le souffle

Île d'origine volcanique, Milos affiche tout au long de ses 151 kilomètres carrés un relief tourmenté. En témoigne son littoral, piqueté de falaises et de grottes, qui grave ses entailles dans la mémoire pour un souvenir aussi inaltérable que ses roches millénaires. C’est au nord de l’île, aux abords de la plage de Sarakiniko, que ce dernier est sans doute le plus saisissant. Ici, les parois immaculées ont été sculptées par les vents et l’érosion, esquissant des formes géologiques lunaires. Á l’extrême opposé, les falaises dorées de Firiplaka plongent dans les eaux azuréennes tandis que leurs voisines celles de Kleftiko s’effritent, disséminant d’immenses arches en pierre ponce au milieu de la mer. Avec près de 75 plages toutes plus enjôleuses les unes que les autres, dont certaines uniquement accessibles par bateau, Milos renouvelle l’expérience balnéaire.

Des villages au charme pittoresque

C’est à Plaka, la capitale de Milos, que s’établit bien souvent le premier contact avec l’île. Et quel contact ! Quintessence des Cyclades, celle qui s’apparente à un village paisible plonge les visiteurs au coeur de ses ruelles labyrinthiques, bordées de maisons blanchies à la chaux et de bougainvilliers. De placettes ombragées en terrasses avec vue, on se laisse porter par les indomptables vents étésiens. Passage obligé au musée archéologique, où est exposée une copie de la Vénus de Milos, la sculpture originale étant conservée au Louvre. Autre immanquable : Klima. Ce petit village de pêcheurs, tourné vers son port, séduit par son architecture traditionnelle. Appelées « syrmata », ses maisons blanches aux volets multicolores ont été creusées à même la roche. Le rez-de-chaussée, qui a quasiment les pieds dans l’eau, sert d'entrepôt pour les embarcations durant l’hiver tandis que le deuxième étage est consacré à la famille. Une carte postale grecque par excellence que l’on ne se lasse pas de contempler.