Le classement a été établi par Arcadis, une société de conception et de conseil de l’environnement naturel et construit, qui a placé Paris juste derrière Hong-Kong et l’exemplaire Zurich. Dans le top 5 viennent ensuite Séoul et Prague, la ville aux cent clochers. Pour départager les 100 plus grandes villes du monde, le cabinet s’est basé sur les axes humains, environnementaux et écologiques, déclinés en 23 indicateurs dont le tarif des transports en commun, le temps de congestion, l’intermodalité, mais aussi les transports verts ou encore la pollution de l’air. Et si la ville Lumière ne brille dans aucun domaine, elle doit sa troisième place à une politique équilibrée doublée d’une belle progression.

Le Grand Paris Express, un projet d’envergure

Si la première ligne de métro parisienne a ouvert ses portes en 1900, le réseau ne s’est véritablement structuré qu’au milieu du XIXe siècle et n’a jamais cessé depuis de se moderniser ni de s’étendre, afin de coller à l’évolution des habitudes et contraintes des Parisiens. Ainsi le tramway T3, mis en service en 2006 a par exemple permis de réduire de moitié la fréquentation automobile des boulevards Maréchaux et la Ville ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Depuis une dizaine d’années, il est question du Grand Paris Express. Un programme de développement de l’offre des transports en commun prévoyant notamment l’extension de la ligne E du RER, le prolongement des lignes 11 et 12 du métro, des tramways T1 et T3 ainsi que la création de nouvelles lignes. L’objectif, à terme, est de parvenir à une réduction de 25% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Pour y parvenir, la municipalité tente de convaincre les riverains d’abandonner leur véhicule en leur proposant des aides financières et en encourageant les modes de transports doux et partagés (voitures électriques en libre-service, vélos…).

Tous à vélo !

Et ça marche. Lancé en 2007, les vélos en libre-service comptent aujourd’hui quelque 30 000 abonnés (soit 10% de la population parisienne) et comptabilisent près de 40 millions de locations par an. Et pour encourager les Parisiens à adopter ce mode de transport écologique et économique, la Ville a lancé en 2015 son Plan Vélo. Un projet dont l’objectif est d’atteindre, d’ici à 2020, les 15% de déplacements à vélo sur le territoire parisien. Pour cela, les 700 kilomètres de pistes cyclables devraient être doublés sur la période et de nombreuses voies de circulation dédiées à l’automobile sont en passe d’être fermées ou réduites.

Des initiatives qui devraient contribuer à améliorer l’indice écologique de la capitale et la hisser peu à peu au niveau de villes comme Amsterdam, modèle du développement durable.