Elles comptent parmi les plus belles croisières, celles à faire au moins une fois dans sa vie, celles dont le souvenir ne s’efface jamais. Si les croisières sur le Nil sont aussi vantées et prisées, c’est en raison des nombreux temples abrités par les berges du fleuve nourricier. Des temples témoins d’une civilisation pharaonique qui, à l’instar des civilisations maya ou aztèque, a dominé son époque en régnant sur la région pendant plus de 3 000 ans. La vallée du Nil dévoile ainsi un patrimoine unique, révélé par près de deux siècles de fouilles archéologiques. Des temples préservés et ouverts au public à ne rater sous aucun prétexte.

À Louxor, la plus grande concentration de monuments antiques

Au sud de l’Egypte, sur la rive droite du Nil, l’illustre cité pharaonique de Louxor est un incontournable du pays. Véritable musée à ciel ouvert, elle abrite des vestiges exceptionnels qui témoignent de la grandeur des pharaons ainsi que de l’importance accordée à leurs divinités. Car les temples de Karnak ne sont pas simplement les plus anciens du monde. Les 123 hectares qui les composent constituent en effet le plus vaste ensemble religieux de l’Egypte antique dont la construction aurait nécessité plusieurs milliers d’années. Constitué de trois temples principaux, l’un dédié à Amon, « le roi des dieux », l’autre à son épouse Mout et le dernier à Montou, le dieu de la guerre, le site a été érigé sur l’ancienne cité de Thèbes. Le temple colossal d’Amon est notamment réputé pour les deux statues monumentales du pharaon Ramsès II qui trônent à l’entrée et semblent monter la garde.

Edfou, sanctuaire dédié au dieu faucon

À près de 750 kilomètres des pyramides de Gizeh, dernières merveilles du monde visibles, mais distant d’une centaine de kilomètres seulement de Louxor, s’élève le temple d’Edfou, dédié à Horus, dieu faucon de l’antiquité égyptienne. Le sanctuaire est, après Karnak, le plus grand temple égyptien et l’un des mieux conservés. Presqu’entièrement enseveli pendant des siècles, le temple ne fut dégagé qu’il y a peu, dévoilant une somptueuse architecture ornée de détails complexes dont des scènes de chasse et de guerre impliquant Horus et Seth, une divinité qui lui est souvent associée.

Abou Simbel, un hommage à même la roche

Déplacés à Abou Simbel dans les années 1960 afin d’éviter qu’ils ne soient submergés par les eaux du futur lac Nasser, ces deux temples taillés dans le grès et la roche ont été inaugurés en 1968. Le premier, dédié à Ramsès II ainsi qu’au culte des divinités Amon, Rê et Ptah, est réputé pour les quatre gigantesques statues qui en ornent l’entrée. Le second est consacré à Néfertari, épouse de Ramsès II, ainsi qu’à la déesse Hathor. Ils sont les attractions touristiques les plus visitées d’Egypte.