La nature québécoise dans toute sa splendeur

Situé à quelques kilomètres au nord du lac Memphrémagog, cher à Luc Plamondon, le parc national du mont Orford se noie, lui, au milieu des forêts d’érables. Du rouge vif au blanc immaculé, leur abondante frondaison mue au fil des saisons pour une immersion chaque fois différente mais toujours intense. Derrière ce rideau naturel, le lac Fraser et le Stukely déploient leur nappe d’eau sous les auspices de deux géants : le mont Orford, qui avec 853 mètres de hauteur a donné son nom au parc, et le mont Chauve qui culmine à 600 mètres. Au creux des vallées encaissées, les rivières cristallines sillonnent le territoire, comme si elles ouvraient la voie vers des trésors cachés. Cet écosystème est typique de la région naturelle des monts Suttons. La mission première du parc est donc de le protéger tout en le rendant accessible au public.

La marche pour tous

Avec près de 80 km de sentiers balisés et divers niveaux de difficulté, la randonnée est sans aucun doute la meilleure façon de découvrir le parc. Une simple paire de chaussures de marche, quelques efforts, et les plus spectaculaires points de vue sur la région s’offrent dans leur intégralité. Au bout des 3,5 km du chemin de l’Étang-Fer-de-Lance, c’est un époustouflant belvédère sur le mont Orford qui attend les marcheurs. Existe-t-il plus belle récompense que d’apercevoir sa cime s’émanciper au milieu des nuages tandis qu'à ses pieds, la luisante tourbière le rattache à la terre ? Les adeptes du long cours ne sont pas en reste puisque le parc est traversé par le réseau régional des Sentiers de l’Estrie, long de 200 km. Marcher pour se distraire, profiter des bienfaits du grand air ou encore se dépasser. Quelle que soit la raison initiale qui pousse les randonneurs sur les sentiers du parc du mont Orford, tous renouent avec la nature et repartent avec l’intime conviction qu’elle est définitivement la plus grande richesse de la région.