Spécialiste du vélo, le cabinet danois Copenhagenize Design Co publie tous les deux ans depuis 2011, un indice des villes « bicycle friendly ». L’étude porte principalement sur les métropoles de plus de 600 000 habitants, mais d’autres villes au profil régional ou national peuvent également intégrer le classement. C’est le cas de Ljubljana, élue capitale verte européenne en 2016. En 2017, 136 villes ont été départagées sur la base de 14 critères allant des installations et infrastructures présentes sur le territoire à l’augmentation du taux d’utilisation du vélo.

Copenhague, championne depuis deux ans

Récompensée en 2014 par la Commission européenne pour ses efforts écologiques, la capitale danoise fait office de modèle à suivre en termes de transport durable. Depuis vingt ans, les investissements consacrés aux infrastructures dédiées aux cyclistes oscillent entre 15 et 20 millions d’euros par an. Ainsi depuis 2016, le nombre de vélos en circulation à Copenhague (205 700) surpasse celui des voitures (252 600), entraînant une diminution d’émission de CO2 d’environ 100 000 tonnes. La métropole nordique ne compte pas en rester là et vise, à horizon 2025, atteindre 50% de déplacements à vélos.

Utrecht, le plus grand parking à vélo du monde

Située dans le centre des Pays-Bas, le pays où l’on « né, vit et meurt à vélo », Utrecht ne contient « que » 316 000 âmes. Sa place au sein de ce classement est justifiée par les importants efforts réalisés par la ville. Depuis 2013, des travaux sont en cours à la gare centrale, d’où 43% des passagers arrivent et repartent à bicyclette, afin d’y réaliser le plus grand parking à vélo du monde. Pas moins de 6 000 emplacements sont d’ores et déjà opérationnels et 6 500 autres devraient voir le jour d’ici fin 2018. Pourtant, les habitants sont loin d’être satisfaits et reprochent aux autorités un manque d’anticipation dans une ville où le taux d’utilisation du vélo croît d’année en année.

Amsterdam, indétrônable… quoique

Elle est LA ville pionnière en matière de déplacement à vélo. Á Amsterdam, 60% des déplacements intra-muros se font à bicyclette et 40% dans sa grande banlieue. Et si la capitale hollandaise ne se situe qu’en troisième position, c’est parce que ses préoccupations sont aujourd’hui davantage tournées vers l’entretien des infrastructures que vers l’innovation. La Venise du Nord est également confrontée à de nouvelles problématiques comme le stationnement long de bicyclettes sur ses trottoirs, ou encore l’augmentation croissante du nombre d’accidents, liée notamment à l’utilisation de vélos électriques.