Dans les années 1970, le village de Shenzhen ne comptait que quelque 30 000 habitants. Moins de cinquante ans plus tard, ce dernier est devenu une mégalopole et à l’image de nombreuses villes ayant connu un développement économique fulgurant, l’air y est devenu irrespirable. Alors pour pallier cet épineux problème, menaçant d’asphyxier les plus de douze millions d’habitants qui peuplent la cité, la ville a décidé de miser sur les transports électriques.

16 359 bus électriques : la révolution verte en marche

Innovante, à la pointe de la technologie, Shenzhen travaille aussi depuis neuf ans à devenir de plus en plus propre. La ville a ainsi renouvelé l’intégralité de sa flotte de bus pour n’être plus dotée que de véhicules propres et électriques. En s’équipant de la sorte, la municipalité de Shenzhen déclare économiser chaque année pas moins de 345 000 tonnes de carburant et éviter un rejet d’un million et demi de tonnes de CO2 par an. L’initiative a par ailleurs permis de réduire considérablement le taux de pollution de la mégalopole, atténuant le bruit lié à la circulation et améliorant ainsi le quotidien des citadins. Tout comme à Mexico, qui a reçu en 2013 le prix du transport durable, la mobilité verte permet aux habitants de Shenzhen de respirer un air plus pur et moins néfaste pour leur santé.

Objectif zéro diesel

Forte de son succès, la ville a décidé de viser encore plus haut et ambitionne d’interdire les moteurs diesel et thermiques dans tous les transports publics. Les taxis sont d’ores et déjà en passe d’être remplacés par des véhicules électriques et les usines du géant de l’automobile chinois BYD, qui a remporté le marché, tournent à plein régime pour mettre en service les 12 000 taxis électriques d’ici à la fin de l’année. Même si des efforts restent à fournir, la direction prise par la ville ainsi que le renouvellement de la flotte de bus restent exceptionnels. Á titre d’exemple, Paris, qui multiplie les initiatives en faveur de la mobilité durable, n’a prévu d’atteindre cet objectif qu’à horizon 2025.